mercredi 28 septembre 2016

Le jour où nous avons voyagé dans le temps

On les préparait depuis presque 6 mois, ces médiévales ! C’était le rêve de Charmante Compagnie : se rendre aux médiévales d’Andilly en étant costumés. Quand il m’en a parlé, j’ai trouvé l’idée chouette. Puis, la rabat-joie que je suis a trouvé l’idée folle, irréalisable, coûteuse … Il a été blessé par mes propos et était prêt à tout abandonner. Alors, j’ai réalisé mon erreur, et on s’est mis à réfléchir à deux à ce projet grandiose.

Parce que moi et la couture, ça fait 36 ! Parce que j’avais du mal à imaginer que ses rêves pouvaient réellement devenir réalité. J’étais presque prête à claquer des sous dans des costumes faits par des gens dont c’est le métier … Mais très vite Charmante Compagnie m’a bluffée ! 



Il a tout fait de A à Z (ou presque). Il a pensé et conçu son costume … Un costume à la Jon  Snow … cape à fourrure, armure en cuir … Qu’il allait être beau et sexy comme ça. Il a fait les patrons, il a pensé aux moindres détails, et s’il avait eu encore plus de temps, il serait allé encore plus loin dans la perfection. Il a passé des heures à coudre et découdre, à couper et recouper. Et jusqu’à la veille au soir, il concevait des accessoires pour parfaire nos costumes et nous faciliter la vie.
Quant à moi, j’ai juste eu à dire ce que je voulais. On a parcouru des tas de sites avec des robes médiévales, j’ai dit « je veux un truc comme ça, avec une touche de ceci et un peu de cela » et il l’a fait. Ah si, j’ai juste choisi les tissus. Lui, il a imaginé les patrons, il a tout mesuré pour me faire une robe sur mesure (avec le stress de prendre du poids entre la réalisation de la robe et la journée des médiévales …). Il m’a fait aussi ma cape à fourrure, et y’a pas à dire, j’en suis fan. 






Il était méticuleux et perfectionniste. Parfois, il me gonflait à me prendre pour son assistante … car j’avais rien à faire, si ce n’est le regarder et lui tenir compagnie. Mais ça en valait la peine. Car on a vécu une super aventure lors de notre virée au pays des gueux, des seigneurs et des magiciens.
Pour les 20 ans d’Andilly, il y avait foule, trop de foule. A tel point qu’on n’a pas profité autant qu’on l’aurait souhaité. Qu’à cela ne tienne, l’année prochaine on a décidé de prendre le Pass pour les 5 jours ! Comme ça on pourra tout voir à notre rythme. 



Pour les 20 ans d’Andilly, il y a eu tous les temps. Le déluge, le 1er weekend. On y était le samedi soir, juste pour la nocturne et sans nos costumes … Heureusement, car ce n’était que boue et flotte. De la canicule, le samedi où nous y étions costumés … Alors autant dire qu’avec une robe en velours ou une armure en cuir, on était juste desséchés ! Et Charmante Compagnie portait nos capes, qui doivent peser dans les 5 kg, dans son baluchon … Le pauvre. On a cuit. On suait à grosses gouttes et c’est avec impatience qu’on a accueilli la nuit … Et là, la fraicheur arrivant vite, on a pu se blottir dans nos capes à fourrure !!! 





Du coup, on s’est dit que l’année prochaine, on allait prévoir deux tenues … Une légère type maillot de bain en peau de bête, et une plus chaude pour les journées où le temps ne serait pas avec nous.
Au-delà de ça, c’était un cru magique, pour les 20 ans. La nocturne était à couper le souffle. Il y avait pleins de monde déguisés. Quand on va dans ce genre d’endroits, c’est quand on est habillé en « civils » qu’on se sent marginalisés, à part. En se costumant, on plonge des milliers d’années en arrière, à une époque où la vie était simple : marche ou crève. 




On a dansé, on a chanté, on a ri, on a eu peur, on s’est émerveillé, on s’est esclaffé … Et surtout, on a partagé cette journée avec notre bande d’amis fidèles … Et rien que ça, ça n’a pas de prix. Andilly pour la vie.

dimanche 25 septembre 2016

Le jour où je ne téléphone plus à mes amies

Décidément, on va dire que je pense toujours à avant (pour pas dire à quand j’étais jeune … hihi), mais ça reste un constat malgré tout : la nouvelle technologie et surtout les réseaux sociaux, ont tué mon forfait téléphonique. La preuve, nous n’avons même pas de fixe à la maison. Bon, ok, d’une part car on n’a pas l’ADSL et qu’il était inconcevable pour nous de payer un abonnement téléphonique la peau du cul (merci Orange) pour juste recevoir l’appel de la grand-mère et 15 000 démarchages à la minute. Mais d'autre part parce qu’avec nos abonnements illimités sur téléphone portable, on peut joindre et être joint à tout moment. 




Mais justement, quelle est l’utilité de cet abonnement illimité quand en réalité, ma moyenne de consommation ne dépasse pas les 3h par mois … et principalement des appels vers ma mère, ma belle-mère et Charmante Compagnie. 


Ado, j’aurai tué pour avoir un forfait illimité. D’ailleurs, quand ma mère a eu l’illimité sur le fixe, je me suis lâchée. A peine rentrée du lycée, je passais des heures au téléphone avec mes copines, que je venais de quitter … Le samedi, j’appelais mes copines éloignées, en Normandie, en Lorraine … on pouvait rester pendues  2 à 3h au téléphone. Généralement, nos mères nous faisaient raccrocher, car elles devaient, elles aussi, appeler leurs amies pour jouer aux Desperate Housewives. 
 


Aujourd’hui, on a donc tout en illimité, le SMS, le MMS, les appels … et pourtant, c’est avec regret que je constate que je n’appelle jamais mes amies. Ou carrément moins qu’avant. Oui, on a toutes nos vies, nos hommes, nos enfants et nos occupations … mais en quoi cela change de ma mère qui elle, reste scotchée à son combiné ? Si ce n’est une question de génération ? 


Maintenant, tout passe par Facebook. J’apprends la grossesse d’une telle via une photo sur son mur … Je prends des nouvelles d’une autre sur la messagerie instantanée de Facebook … Alors oui, c’est pratique et rapide, et presque comme le téléphone car on se « parle » en direct. On écrit en fait. On balance des smileys au lieu de jouer de notre voix et ses intonations. On passe du coq à l’âne sans transition bonsoir. Parfois, on se livre même à des questionnaires dignes d’un partiel pour lequel on a une heure pour tout répondre. 


Alors que franchement, c’est tellement plus sympa, plus humain, de prendre son téléphone et prendre des nouvelles des uns et des autres en presque direct. D’entendre les bruits qui les entourent. Les écouter rire, crier, pleurer, murmurer.


Je suis la première coupable. En fait, c’est que maintenant, avec nos modes de vie et nos connexions quasi permanentes sur les réseaux, on a l’information en direct. La personne en face nous donne à voir ce qu’elle veut que l’on sache d’elle. On montre à tout le monde notre quotidien, nos vies … Et du coup, je n’ose plus. Je n’ose plus appeler, par peur de déranger. D’autant plus qu’avec les téléphones portables, étant joignables n’importe où, j’ai toujours peur d’appeler au mauvais moment, au mauvais endroit. Alors j’envoie un SMS, histoire de prendre la température … puis 2, puis 3 puis 10 … et on se quitte sur un Bisou et à bientôt. Et j’attends désespérément qu’un jour, quelqu’un soit plus courageux que moi et m’appelle pour prendre de mes nouvelles J  

jeudi 22 septembre 2016

Le jour où j'ai lu Un avion sans elle

Je ne connaissais pas du tout Michel Bussi et depuis que je le connais, je sais que lui et moi, on va être amis. Tout me plait chez lui !
Autant dire que j’ai dévoré son bouquin, au  point de me coucher un soir de semaine à … 4h du matin pour le terminer et connaître le fin mot de cette grande énigme … Qui est le bébé mystérieux survivant à ce crash d’avion ?
J’ai cherché, j’ai cogité, j’ai fait des théories, qui tenaient la route, qui étaient fumeuses. J’ai lâché prise aussi. J’ai tremblé. Et je suis tombée de haut. Moi aussi je me suis crashée ce soir-là, à 4h, quand la vérité a éclaté. Un retournement de situation étourdissant, un tour de magicien talentueux ! Je ne m’attendais pas à ça. Je m’attendais à tout, sauf à ça. Alors on peut dire que Michel Bussi a réussi son job. Merci Michel [On est intime maintenant, après avoir passé des heures en ta compagnie, lovée sous la couette]

« Lyse-Rose ou Emilie? Quelle est l'identité de l'unique rescapé d'un crash d'avion, un bébé de trois mois? 

Deux familles, l'une riche, l'autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée Libellule. Dix- huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert 
le fin mot de l'affaire, avant d'être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu'à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, le lecteur est entraîné dans une course haletante jusqu'à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin? Ou bien quelqu'un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame? »

Je lui accorde la note de 9/10